Bien que la majorité des mariages célébrés à l’extérieur de la province soient reconnus « automatiquement », il est primordial de vérifier que les conditions de validité aient été respectées. Ils existent deux types de conditions : les conditions de forme et de fond.
Conditions de forme du pays étranger
En ce qui a trait à la célébration, le mariage doit se conformer aux conditions de forme du pays en question. En d’autres termes, ce sont les lois du lieu de la cérémonie qui viendront règlementer les modalités de la célébration. Les conditions de forme concernent, entre autres, le célébrant compétent (autorités religieuses, civiles, consulaires) et la présence des témoins.
Conditions de fond du Québec
En ce qui concerne les conditions de fond, le mariage doit respecter la loi québécoise, c’est-à-dire le respect de l’âge minimal requis de 16 ans, le consentement libre et éclairé, l’absence de lien matrimonial antérieur et l’absence de liens familiaux prohibés par la loi.
Concrètement, cela signifie qu’un mariage impliquant une personne de moins de 16 ans, un mariage forcé, un mariage polygame ou encore une union entre personnes liées par un lien de parenté interdit ne seront pas reconnus au Québec.
Une fois de retour au Québec, il est fortement suggéré d’inscrire le mariage au Registre de l’état civil par une Demande d’insertion au registre de l’état civil du Québec d’un acte d’état civil fait hors du Québec. Cela peut faciliter vos démarches ultérieures, le cas échéant. Pour ce faire, il faut notamment présenter une preuve de résidence ainsi que le certificat de mariage étranger. Par ailleurs, si le certificat de mariage est rédigé dans une langue autre que le français ou l’anglais, il doit être accompagné d’une traduction.
Pour conclure, le mariage de Joanie et Jonathan est valide au Québec, et il produira les mêmes effets qu’un mariage effectué localement. Cette validité est toutefois conditionnelle au respect des conditions de forme prévues au Nevada, et des conditions de fond prévues au Québec.