2068 boulevard Édouard à Saint-Hubert

Signes avant-coureurs du suicide, comment les reconnaître ?

Signes avant-coureurs du suicide, comment les reconnaître ?

Selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), la province a enregistrée 1128 cas de suicides en 2015. C’est 1128 de trop. Le suicide est un fléau qu’il faut combattre, et une bonne façon de le faire est d’être capable de déceler les signes avant-coureurs afin, d’être en mesure d’aider une personne qui souffre de pensées suicidaires. Quels sont ces signes ?

Pensées et messages suicidaires

 

La personne peut parler clairement de son intention de se tuer ou de mourir, mais peut aussi le faire de façon indirecte, c’est-à-dire si elle parle du fait qu’elle n’en peut plus, qu’elle est au bout du rouleau ou qu’elle est essoufflée. Elle peut aussi avoir des paroles qui sont ambiguës, mais qui témoignent d’une perte d’espoir, d’une léthargie ou d’un état dépressif. 

 

Émotions caractéristiques

 

Les émotions fréquemment exprimées par une personne aux tendances suicidaires sont la colère, la rancune, la rage, le découragement, la honte et la culpabilité. Elle peut aussi se sentir très seules, ou avoir l’impression qu’elle n’est pas aimée. Elle peut être complètement vidée d’énergie, léthargique, perdue dans ses pensées et extrêmement indécise.

 

Comportements dangereux et excessifs

 

Une personne aux prises avec des idées suicidaires peut avoir tendance à vivre des sautes d’humeur majeures ou de grandes crises d’anxiété. Elle peut adopter des comportements dangereux ou imprudents, prendre de grands risques et tester ses limites. Par exemple, il peut s’agir de consommation excessive d’alcool, de drogue ou de médicaments ou d’une conduite dangereuse.

 

Ce qu’il faut remarquer, c’est un changement dans les habitudes et dans les standards de dangerosité de la personne. Si elle se met à adopter des comportements totalement inhabituels, c’est là qu’il faut se questionner.

 

Isolement

 

Souvent, une personne qui entretient des idées suicidaires a tendance à s’isoler, à éviter les gens de son entourage (famille, amis, collègues) et à se retirer lentement de ses activités sociales usuelles. 

 

Comportements préparatoires

 

Certains comportements comme la préparation d’un testament, les adieux, la prise de possession de plusieurs médicaments ou d’une arme à feu sont définitivement signes d’idées suicidaires. Il faut alors s’assurer d’intervenir auprès de la personne qui adopte de tels comportements.

 

Facteurs de risque 

 

Il est important de connaître les antécédents de la personne. En effet, si cette personne a une maladie mentale, elle serait plus à risque d’avoir des idées suicidaires. Les personnes souffrant de maladies mentales qui se caractérisent par des comportements impulsifs (trouble bipolaire, trouble comportemental, problèmes alcoolisme), ou anxieux (stress post-traumatique), sont celles qui sont particulièrement à risque. 

 

Si une personne de votre entourage semble présenter des idées suicidaires, il est impératif de lui venir en aide. Il faut la mettre en confiance et l’écouter, mais surtout, lui trouver de l’aide professionnelle.

 

À cet effet, voici quelques références utiles 

 

Association québécoise de prévention du suicide : https://www.aqps.info/aider/reconnaitre-signes.html?gclid=Cj0KCQjwlqLdBRCKARIsAPxTGaWScmKPcWdVb6xZ2ZuufufRjS1LoGrpyvtiRycB4m7CBFlJZSaG8fwaAnCdEALw_wcB

 

Centre d’aide 24/7 : http://centredaide247.com/comment-aider-et-comprendre/

 

Ligne d’écoute téléphonique : 1 866 APPELLE (1 866-277-3553)

Inform’elle, 2018

N.B.: L’information contenue dans le présent article est d’ordre général. Chaque situation mérite une analyse spécifique. Pour de plus amples renseignements concernant le droit familial, téléphonez à la ligne d’information juridique d’Inform’elle 450 443-8221 ou au 1 877 443-8221 (sans frais) ou consultez une personne exerçant la profession d’avocat ou de notaire.


Règle d’interprétation : la forme masculine peut inclure le féminin et vice versa.

Dans la même catégorie

Santé mentale et garde parentale : ce qu’il faut savoir

boy-5355710_1280

Au Québec, on estime qu’une personne sur cinq vivra, à un moment ou un autre de sa vie, avec un trouble de santé mentale. Lorsqu’une personne qui traverse ce type de difficulté est aussi parent, cela soulève inévitablement des questions importantes quant à l’exercice de la garde de ses enfants. Est-ce qu’un trouble de santé mentale peut entraîner la perte du droit de garde? Comment les tribunaux ou la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) évaluent-ils ces situations?

Aide médicale à mourir

doctor-563428_1280

Marc, âgé de 41 ans, est devenu quadriplégique par suite d’un grave accident de voiture, il mentionne fréquemment ressentir des douleurs constantes dans tout son corps et éprouve une grande détresse. Il se demande s’il peut bénéficier de l’aide médicale à mourir et quelles sont les démarches qu’il doit entreprendre.

Consentement aux soins d’un enfant qui veut changer de sexe

adolescente

Alex a 14 ans et se sent mal dans sa peau.  Elle veut changer de sexe, mais ses parents, préoccupés par le bien-être de leur enfant, voudraient connaître et comprendre le processus et savoir si leur accord à la transition est nécessaire.

Alex craint que ses parents refusent de l’accompagner dans sa transition. Elle songe à ne pas en parler, et commencer le processus toute seule. Mais peut-elle le faire sans l’accord de ses parents?