La violence conjugale peut se manifester de plusieurs manières. Qu’elle soit de nature physique, psychologique, verbale, sexuelle, économique ou encore spirituelle, elle affecte non seulement le partenaire victime mais aussi les enfants. Les femmes sont les principales victimes et depuis plusieurs années le taux de victimes de violence en contexte conjugal a augmenté.
De plus, même lorsque la victime décide de se séparer, une autre forme de violence peut survenir, on parle alors de violence post-séparation. Elle peut prendre différents aspects, on parle de menaces, d’actes de voies de fait, de harcèlement, d’aliénation parentale s’il y a des enfants… On peut également y ajouter une nouvelle forme de violence qui a été reconnue récemment : la violence judiciaire.
Nous allons maintenant regarder d’un peu plus près en quoi consiste la violence post séparation et comment la violence judiciaire se manifeste plus particulièrement.
Types de violence conjugale post-séparation
La violence ne s’arrête pas toujours après une séparation de partenaires conjugaux. En effet, elle peut perdurer dans le temps sous différentes formes. Les formes les plus connues sont les suivantes :
- Violence psychologique ou même parfois physiques : par des menaces, bousculades, lancer des objets…
- Campagne de dénigrement et d’humiliation pour rabaisser son ancien partenaire et entacher sa réputation.
- Harcèlement (contacter la personne de manière excessive et incessante) et surveillance de très près.
- Aliénation parentale : situation dans laquelle un parent, consciemment ou inconsciemment endoctrine négativement son enfant au détriment de l’autre parent.
Violence judiciaire
L’agresseur peut aussi prolonger la violence conjugale post-séparation en utilisant les procédures judiciaires. Pour cela, il va saisir le tribunal pour des demandes frivoles ou bien il va faire de fausses déclarations, il ne va pas respecter les délais etc…
Ainsi, l’abus de procédures prolonge le comportement coercitif et dominant utilisé pendant la relation des ex-conjoints et prolonge la violence conjugale. La victime devient épuisée psychologiquement et physiquement, elle n’est plus capable financièrement de pouvoir se défendre et abandonne la lutte. Le conjoint fautif continue alors d’exercer un contrôle après la séparation en causant un préjudice psychologique et financier.
Cette forme de violence a été récemment reconnue par la loi en permettant aux tribunaux d’accorder des dommages et intérêts quand les procédures en matières familiales sont abusives.
Conclusion
En l’enchâssant dans la loi lors de la réforme du droit de la famille, cette problématique vécue principalement par les femmes est désormais sanctionnée. Le tribunal peut dédommager la personne victime de cette forme de violence et de mettre un frein à un comportement inacceptable et nocif.