Les régimes matrimoniaux
D’abord, il faut savoir qu’au Québec, ce sont le patrimoine familial et le régime matrimonial qui règlementent les rapports financiers et matériels entre des époux mariés. Le régime matrimonial prévoit qui est propriétaire des biens exclus du patrimoine familial.
Le régime matrimonial contractuel privilégié au Québec est la séparation de biens. Les biens exclus du patrimoine familial et acquis pendant le mariage sont des « biens propres », qui appartienne à l’époux qui en est propriétaire. Si les époux n’ont pas rédigé de contrat de mariage, c’est le régime matrimonial légal qui s’appliquera automatiquement : la société d’acquêts. Dans cette situation, les biens exclus du patrimoine familial et acquis pendant le mariage sont soit des « biens propres » ou des « biens acquêts ». Les « acquêts » seront partagés également entre les deux époux lors d’une séparation de corps, d’un divorce ou d’un décès.
Pourquoi refuser les acquêts?
Chaque époux a le choix d’accepter ou de refuser le partage des acquêts de son conjoint. Comme les dettes associées aux biens acquêts sont aussi partageables, il est important de connaître la valeur nette des biens acquêts avant de prendre une décision.
S’il s’avère judicieux de renoncer aux acquêts de son époux, il faut procéder de la façon prescrite par la loi; c’est-à-dire par acte notarié devant notaire ou par déclaration judiciaire dans le cadre d’une procédure en séparation de corps ou en divorce. Dans tous les cas, la renonciation doit être inscrite au RDPRM dans l’année qui suit le jugement de séparation de corps, de divorce ou le décès. Sinon, la loi présume le partage des acquêts.
Respecter le délai
Dans le cas de la dame, la Cour d’appel a réaffirmé que le délai d’un an pour
inscrire la renonciation aux acquêts au registre (RDPRM) est primordial. Ne pas
le respecter peut entraîner de sérieuses conséquences. En effet, la loi prévoit
qu’une fois le délai expiré il y a présomption d’acceptation. Cette
présomption est absolue. Ce qui signifie qu’aucune preuve contraire ne peut
venir contrer l’acceptation. Bref, soyez vigilant!
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